Published On: mer, Jan 11th, 2017

Côte d’Ivoire | Assises: Les avocats commis pour la Défense de Simone Gbagbo font volte-face

Les trois avocats commis d’office par le bâtonnier de l’ordre des avocats, pour la défense de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire poursuivie pour crime contre l’humanité et crime de guerre, ne veulent plus assumer ce rôle comme constaté ce mardi à la reprise du Procès de Simone Gbagbo après quelques semaines d’interruption.

Maîtres Claude Maintenon, Amani Kouamé et Viera Georges Patrick ont exprimé ce sentiment alors que lors de la dernière audience ils s’étaient montrés disponibles à défendre l’épouse de Gbagbo Laurent, ancien Président de Côte d’Ivoire.

A l’absence de l’accusée de « son » box qui semble suivre les instructions de son conseil dirigé par maître Dadjé Rodrigue, les trois ont avoué leur impuissance à poursuivre ce procès si certaines dispositions ne sont pas clarifiées.

A leur requête, la Cour d’Assises présidée par le juge Kouadjo Boiqui a renvoyé l’audience au 21 février prochain.

Au nom des avocats commis pour la Défense de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, maître Viera Georges a déclaré à la Cour que ses confrères et lui étaient incapables de défendre Simone Gbagbo.

Pour se justifié, il a notifié à la Cour, la complexité du dossier judiciaire qui leur a été confié.
« Le dossier de madame Gbagbo nécessite une marge de manœuvre temporelle aussi importante que la complexité et l’étude des zones d’ombre l’exigent, » a expliqué maître Georges.

Selon l’avocat, de nombreuses pièces sont manquantes dans le Renvoi d’accusation à eux soumis, notamment, les procès verbaux d’interrogatoires, les procès verbaux d’audition et les rapports d’expertise.

Ne voulant pas que la défense de Simone Gbagbo soit expéditive pour des pièces manquantes et le flou qui entoure certaines informations contenues dans le dossier, il a demandé au nom de ses confrères un délai de grâce afin qu’ils s’imprègnent mieux du dossier en vue de défendre l’accusée.

Il faut souligner que le Juge Boiqui Kouadjo a renvoyé l’audience du jour au 21 février prochain, en se fondant sur la prescription de l’article 279 du Code de procédure pénale.

SOKNEWS.NET

Source

Les + récents